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L'impact économique

Le déploiement de la fibre optique en Alsace par la société Rosace représente un investissement de 480 millions d’euros.
80 entreprises, en grande partie alsaciennes, interviennent dans 700 communes jusqu'en 2022 pour déployer 370 000 prises de fibre optique.

Des recrutements

Le contrat qui lie la Région Grand Est à Rosace prévoit qu’au moins 15% des postes de travail en équivalent temps plein, nécessaires au déploiement de la fibre optique en Alsace, soient réservés à des salariés en insertion. Cela via des embauches directes ou indirectes, notamment de câbleurs et de poseurs.

Pour tous les contrats de travaux avec des sous-traitants, une clause d’insertion sociale prévoit également que 15% minimum des heures travaillées soient réservées à du personnel en insertion. Ces seuils sont aujourd’hui dépassés par Rosace. Le taux d’insertion moyen est de 18 % pour le Groupement d’intérêt économique du projet.

Dans certains cas, il est même nettement supérieur. Par exemple, en sein de l’entreprise NGE qui réalise la moitié des travaux de déploiement, 40% des personnes recrutées jusqu’à présent s’inscrivent dans une démarche d’insertion.

70 embauches ont été réalisées en Alsace en 2016. 200 autres sont prévues en 2017. À terme, 500 personnes seront mobilisées.

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Des formations

En novembre 2016, une Ecole de formation à la fibre optique a été ouverte à Strasbourg dans le cadre du projet Rosace. Pendant le temps de déploiement du réseau 100 000 heures de formation seront dispensées à travers 6 modules différents pour les différents métiers de la fibre optique. Ce dispositif est proposé à la fois pour des formations initiales, pour des requalifications et pour de l’insertion professionnelle. Autour de Rosace, les partenaires de cette école sont l’AFPA Grand Est, la CCI d’Alsace, Plateforme, le groupe NGE et Altitude Infrastructure.

En janvier 2017, un nouveau module de formation a été ouvert. Il porte sur le métier de dessinateur-projeteur de réseau télécom. Une qualification aujourd’hui fortement recherchée pour le projet Rosace.

Ces formations s’inscrivent dans un cadre spécifique. Elles visent l’employabilité immédiate, sans chercher nécessairement à délivrer un diplôme.

La formation principale concerne le déploiement de la fibre optique sur le terrain. Elle correspond au métier d’installateur de réseaux câblés de communication. Elle s’adresse d’une part aux salariés des entreprises du secteur BTP – les filiales régionales de NGE, Muller et EHTP ; d’autre part aux sous-traitants ; et enfin aux nouveaux embauchés, notamment les demandeurs d’emploi concernés par la clause d’insertion du projet.

«Nous sommes dimensionnés pour accueillir jusqu’à 22 stagiaires simultanément», précise Walter Guyonvarch, directeur de projet pour Rosace.

Steve Jecko, directeur régional de l’AFPA Alsace, un des partenaires de l’Ecole de la fibre optique de Strasbourg précise : « Fort de cette expérience alsacienne, nous souhaitons dupliquer cette école sur d’autres territoires. Nous envisageons notamment une autre implantation dans le Grand Est dans le cadre du futur déploiement de la fibre optique, voulu par la Région Grand Est, dans les Ardennes, l’Aube, la Marne, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse et les Vosges».

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Des activités

Rosace confie les travaux de déploiement de la fibre optique à trois niveaux d’entreprises : des groupes nationaux souvent implantés en Alsace, des entreprises régionales et des sous-traitants locaux. Au total pas moins de 80 entreprises différentes interviennent.

Au-delà des 13 000 kilomètres de fibre optique nécessaires pour réaliser le nouveau réseau télécom de Rosace, il faut des fourreaux, des chambres, des armoires de rue, des matériaux de terrassement, etc. Ce matériel vient, autant que cela est possible d’Alsace et de la Région Grand Est.

Les trappes des chambres sont par exemple achetées en Meurthe-et-Moselle et en Moselle. Les gravières d’Alsace, les centrales à béton et les sociétés productrices d’enrobés régionales figurent aussi dans la liste des fournisseurs.

La société Full Connect basée à Rodern dans Haut-Rhin a débuté son activité en 2009. Sa spécialité : le raccordement au très haut débit des particuliers. Full Connect a d’abord développé son activité en qualité de sous-traitant pour le réseau câblé de la société Vialis sur les communes de Colmar, Horbourg-Wihr, Ingersheim, Turckheim ou Sundhoffen. L’expérience acquise a permis à Full Connect de se développer dans d’autres régions pour atteindre un chiffre d’affaires de 1,1 million d’euro en 2016 avec douze salariés.

Stephane Berra, gérant de Full Connect, explique que le déploiement de la fibre optique de Rosace avec son potentiel de 70 000 nouvelles prises raccordables chaque année en Alsace lui ouvre de nouvelles perspectives. Il a décidé de développer ses activités pour le raccordement à la fibre optique des particuliers pour le compte d’opérateurs télécoms, comme par exemple Vialis.

Dans cette perspective, il organise des formations sur mesure en interne. « Je ne recherche pas des candidats bardés de diplômes, mais des personnes ayant une expérience dans le petit bricolage, sérieuses, motivées, capables d’établir un bon contact professionnel avec les locataires ou propriétaires chez qui ils réaliseront des raccordements à la fibre optique ».

La société Full Contact annonce qu'elle va embaucher 14 personnes en 2017, acquérir 10 véhicules pour ses équipes chargées des raccordements-clients ainsi qu'une nacelle. L'entreprise table sur un doublement de son chiffre d’affaires pour dépasser la barre des deux millions d’euros.

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Des infrastructures

Le groupe NGE ouvre un Centre de travaux à Scherwiller. Sur un espace clôturé de 2500 m2 et dans un hangar de 250 m2, du matérielnécessaire au déploiement est stocké.

Des locaux de 110 m2 ont été aménagés pour accueillir 20 à 25 collaborateurs de la société.

Avec ces investissements NGE entend renforcer sa présence en Alsace et augmenter sa capacité opérationnelle pour les cinq prochaines années, le temps du déploiement du réseau Rosace.

Par ailleurs, le projet Rosace s’est doté d’une plateforme logistique. Elle est située sur la route du Rhin, non loin de Geiswasser (Haut-Rhin).

C’est là qu’est stocké le matériel nécessaire au déploiement de la fibre optique avant son transfert vers les 700 chantiers communaux.
Deux catégories de matériaux se trouvent là.

D’une part du génie civil avec des fourreaux, des chambres de tirage, des couvercles en fonte.

D’autre part des infrastructures télécoms avec diverses catégories de rouleaux de fibre optique ainsi que d’innombrables armoires. Elles arrivent nues et sont garnies sur place avant de repartir sur le territoire alsacien pour former à terme un parc de 640 Sous-Répartiteurs Optiques.

Le site, propriété au groupe NGE, servait autrefois de centre de mécanique. Il était désaffecté depuis cinq ans. Il a fait l’objet d’un réaménagement complet au cours des huit derniers mois : réfection de la toiture, remplacement du réseau électrique, rénovation des espaces de stockage et des bureaux, aménagement de la plateforme extérieure et mise en conformité.

Créer cette plateforme logistique dans en espace existant a été la solution la plus rapide. C’est aussi un moyen de redonner vie à des locaux qui risquaient de devenir une friche industrielle. La position en Alsace centrale est de surcroit stratégique pour accueillir les sous-traitants qui interviennent sur les chantiers de la fibre du sud au nord de l’Alsace.

Le site de Geiswasser est géré par un logisticien qui est en charge du stockage, de l’aménagement des étagères et des compartiments pour la réservation des produits ;  la réception des fournitures (quantitatif et qualitatif) ; la remise du matériel aux sous-traitants, après validation de leurs besoins et le suivi des stocks et du réapprovisionnement, en liaison directe avec le responsable des achats du projet Rosace.

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Des innovations

Le projet Rosace va générer, entre les études et la fin des travaux, de l’ordre d’un million de documents. Ce sont des plans, des avant-projets, des rapports, des conventions, des factures, etc. Comment stocker ces données ? Comment s’y retrouver ? Comment exploiter cette masse d’informations ?

Rosace a choisi le principe de la Gestion Electronique de Documents, la GED. Il s’agit de transformer les documents en fichiers numériques, pour les identifier, les classer  et les stocker sur des serveurs distants. L’un des leaders mondiaux de ces dispositifs est la société australienne ACONEX qui commercialise un logiciel dédié à ces fonctions.

Rosace est l’une des premières structures en France et en Europe à utiliser le logiciel ACONEX. Nicolas Ahmed, responsable documentaire pour le projet Rosace, en détaille les avantages. « Notre gestion électronique de données permet un archivage clair, net et précis de l’ensemble de nos documents. La GED permet aussi un gain de temps considérable pour la recherche des différentes pièces du projet Rosace. Elle a aussi un rôle essentiel pour la conservation de l’ensemble des pièces sur le plan légal. S’ajoute un gain énorme en matière environnementale. Fini les papiers et les classeurs par milliers, bonjour la conservation dans des serveurs informatiques. Le tout dans des conditions de sécurité absolue, sans risque de destruction ».

Alain Sommerlatt, directeur général de Rosace, souligne d’autres avantages encore : « Nous avons été retenus par la Région Grand Est dans le cadre d’une délégation de service publique concessive pour une durée de 30 ans. À l’issue de cette période, la gestion électronique des données nous permettra de remettre à notre délégant l’ensemble des documents archivés, classés et optimisés. D’ores et déjà c’est aussi un gage de sérieux et de rigueur pour les banquiers et les investisseurs qui accompagnent le projet Rosace ».

La mise en place de la GED avec le logiciel ACONEX a nécessité la formation de tous ceux qui fournissent des documents dans le cadre du projet Rosace, à savoir les salariés directs ou les sous-traitants. Nicolas Ahmed explique : « Chaque auteur d’un document de toute nature doit fournir sa pièce sous la forme d’un PDF, en respectant une codification qui a été définie en commun. La rigueur est indispensable ».

Avec son assistante, Nicolas Ahmed passe en revue chaque jour une cinquantaine de nouvelles pièces pour vérifier que tout est en ordre : « Si nous ne sommes pas irréprochables au moment de la dépose des pièces, l’ensemble du dispositif sera caduque. Nos obsessions du matin au soir sont la précision, l’exactitude, le sérieux. Il ne faut ni oubli, ni doublon, ni erreur. Chaque acteur du projet peut ainsi retrouver des documents, en se créant ses favoris de recherche. Notre gestion électronique des documents est clairement un investissement sur l’avenir ».

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Autre problématique : face à l’ampleur du projet, au grand nombre d’entreprises et de salariés mobilisés et à la multiplicité des chantiers, comment suivre jour après jour les travaux ? Comment savoir si les plannings sont respectés ? Comment communiquer des états de lieux aux acteurs du projet, que ce soient les municipalités en attente de la fibre, la Région Grand Est initiatrice de Rosace, les investisseurs et les banquiers partenaires de ce qui est bel et bien le plus grand réseau d’initiative publique de France ?

Pour résoudre ces difficiles équations, Rosace utilise une application pour smartphone et tablette jamais utilisée jusqu’à présent en France pour les chantiers de très haut débit. Cette application s’appelle Fieldwire. Elle a été lancée à San Francisco en 2014, et a débarqué en France au cours de l’été 2016.

Stéphane Denerolle, responsable du développement produit en Europe pour Fieldwire, explique : « 70% du temps du chantier est consacré à la coordination et à la préparation des tâches, contre seulement 30% pour les missions à réelle valeur ajoutée ».

Outil de management, l’application vise à améliorer la coordination des tâches grâce à leur anticipation et doit permettre de réduire les délais des opérations. Les intervenants peuvent prendre des photos avec leur smartphone sur le chantier, faire remonter des défauts ou des problèmes ainsi que les informations qui alimenteront ensuite les dossiers des ouvrages exécutés.

Un responsable du projet Rosace ajoute : "L’outil a été créé à la base pour le secteur du bâtiment. Nous voulons l’adapter au déploiement de la fibre optique en Alsace. Concrètement on créé un projet sur l’application, on note des étapes de contrôle, les délais de réalisation. Lors des rencontres avec les équipes sur le terrain, on vérifie ces différents points, on peut géolocaliser les anomalises, référencer les défauts. Le tout est en ligne et peut être partagé avec les différents échelons hiérarchiques du projet Rosace. Les photos que nous prenons pour visualiser les avancées du chantier peuvent aussi être diffusées sur le site Internet de Rosace pour une bonne information de la population et servent à alimenter les rapports mensuels que Rosace diffuse à la Région Grand Est et à ses actionnaires".

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Des engagements

Pour déployer son réseau, Rosace va implanter 47 nouveaux Nœuds de Raccordement Optique en Alsace. Chacun fait une vingtaine de mètres carrés et comprend différents équipements actifs pour regrouper de l’ordre de 7500 lignes d’abonnés.

Alain Sommerlatt, directeur général de Rosace, explique : « Les NRO déjà implantés dans les villes et villages d’Alsace ne sont pas toujours d’un grand esthétisme et ne tiennent pas toujours compte de l’environnement architectural et urbanistique. Nous voulons résolument changer les choses. Nos NRO occuperont soit des bâtiments existants qui sont réhabilités, soit des bâtiments neufs qui seront habillés pour s’inscrire dans le paysage ».

Plusieurs bureaux d’ingénierie alsaciens sont mobilisés pour cela. La société J.E Concept de Ingenheim dans le Bas-Rhin s’occupe de tous les NRO du Bas-Rhin, soit une vingtaine.

Julien Edel, le gérant, explique : « On gère l’ensemble. Depuis la déclaration de travaux à la mairie jusqu’à la livraison avant l’équipement en infrastructures télécoms. Cela passe par des contacts avec les municipalités, avec les Architectes de bâtiments de France, les fournisseurs. On réalise des simulations informatiques à présenter à tous les partenaires en vue de leur accord ».

La société Berest Rhin-Rhône à Colmar est un autre intervenant pour l’implantation de NRO. Ce cabinet d’ingénierie créé en 1959 et qui compte 35 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de 2,5 millions est engagé aux côtés de Rosace depuis l’appel d’offre. Anne-Claire Muller, paysagiste dans l’entreprise, réalise pour chaque projet des simulations photographiques sous tous les angles pour les présenter à Rosace, aux élus locaux et aux architectes des bâtiments de France. « Le choix d’une bonne couleur, un habillage en bois, des haies végétales sont des solutions à haute valeur ajoutée. Evidemment cela représente un surcoût dans la réalisation, mais ne sommes-nous pas tous des acteurs de notre environnement ».

Les trois entreprises sont unanimes. Les contacts locaux se déroulent dans une bonne ambiance et dans un parfait état d’esprit. Julien Edel ajoute : « Tous nous interlocuteurs ont conscience que ces nouveaux équipements sont posés pour le bien de tous et de chacun ».

Pour les trois sociétés, s’occuper des NRO est un surcroît d’activité non négligeable. Julien Edel précise : « Le travail pour Rosace représentera pour moi de l’ordre de 40% de mon chiffre d’affaires de 2017 ». De son côté Remy Boltz estime que les différents marchés d’intégration paysagère des NRO fournira au travail d’un salarié en équivalent temps plein pour l’ensemble de l’année 2017.

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Des respects

Déployer la fibre optique dans toute l’Alsace n’est pas une mince affaire. À l’opposé d’un grand chantier de travaux public comme un pont, une autoroute ou une ligne TGV ou des centaines de personnes interviennent simultanément à grand renfort d’engins de chantier, pour la fibre optique de Rosace ce sont une succession de petits chantiers dans 700 communes. Tout doit se faire de manière méthodique, délicate et soigneuse.

Ainsi l’objectif de la direction de projet est de préserver les ressources naturelles, de prévenir tout risque de pollution, de protéger les sites naturels, la faune et la flore, de limiter les nuisances liées aux activités pour les riverains. Les entreprises s’engagent à se conformer à la réglementation en vigueur ; aux exigences applicables en matière d’environnement et à prévenir les impacts des éventuelles pollutions.
Pour cela une charte environnementale a été mise en place que toutes les entreprises intervenant dans le déploiement de la fibre optique signent.

Cette charte stipule notamment que chaque intervenant sur chaque chantier gère l’évacuation et le traitement de ses déchets, qu’il se préserve de toute pollution liée à son activité (sol, eau, air.. .). De plus, chacun est tenu responsable des dommages causés à l’environnement dans le cadre de leurs activités.

Des temps d’information sont prévus pour indiquer aux salariés les dispositions applicables ou expliquer les consignes particulières. Le tout est consigné. Plus globalement, un suivi des actions des sous-traitants en matière environnementale est réalisé tous les mois.
Et ce ne sont pas de belles intentions théoriques. Tout manquement aux principes de la charte constituera un non-respect des exigences contractuelles et peut entraîner des mesures coercitives.

 

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