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Un réseau sous surveillance
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Un réseau sous surveillance

La fibre optique est-elle aussi fiable que le réseau cuivre ? Lorsque le réseau Rosace est déployé en aérien, n’est-il pas exposé d’avantage à des pannes que lorsqu’il est souterrain ?

Ces questions sont régulièrement posées par les interlocuteurs de Rosace, notamment lors de réunions publiques.

Pour commencer nous pourrions répondre par une autre question : Croyez-vous que les pouvoirs publics et les partenaires privés de Rosace accepteraient d’investir en Alsace 450 millions d’euros dans un équipement s’ils n’étaient pas certains de leurs choix technologiques.

Des garanties

Mais allons plus loin. D’abord un chiffre: 85% des déploiements de fibre optique dans les zones rurales se font en aérien. Cette solution est préconisée par l’Etat lui même, à la fois pour des questions financières et d’efficacité.

Ensuite, même si l’âme du câble qui porte le signal optique est un fil de verre plus fin qu’un cheveu, elle est extrêmement protégée par une succession d’enveloppes de matériaux divers. Le câble dans son ensemble est étudié pour résister au vent, aux écarts de température, à la pluie et à la corrosivité de l’atmosphère. Le câble peut même supporter la chute de petites branches en cas de tempêtes. Au-delà des câbles eux-mêmes très protégés, les systèmes de fixation sur poteaux sont sophistiqués avec par exemple des amortisseurs de vibrations.

Une société américaine qui a déployé 134 000 km de fibre optique a révélé que les principaux ennemis des réseaux aériens de fibre optique sont : les écureuils. Ils adorent user leurs dents sur la dureté de l’enveloppe externe des câbles. Ce sont eux qui causent le plus de panne, bien plus que les travaux de génie civil et les accidents climatiques. Les réseaux souterrains sont eux-aussi soumis à des aléas : les rongeurs, les coups de pelle mécanique intempestifs.

Le Syndicat des entreprises de génie électrique et climatique qui réunit quelque 260 entreprises, a publié un guide pratique de 132 pages sur le déploiement de la fibre optique sur support aérien. Il recense l’ensemble des problématiques propre au choix des câbles et matériaux, aux méthodes de déploiement, aux modes de pose, aborde les questions de la sécurité, présente les boîtiers de branchements, propose des outils de mesures et vérification.

Des mesures

L’autorité de régulation des télécoms (ARCEP) dresse régulièrement des diagnostics des réseaux fixes et mobiles en France.

Il en ressort que la fibre optique est moins sujette à des caprices que le réseau cuivre. De plus avec la fibre optique, tous les opérateurs concernés connaissent un taux de panne mensuel inférieur à 2 %.

L’autorité de régulation mesure aussi le temps qui s’écoule entre le signalement d’un problème par un utilisateur et sa résolution.

Sur les réseaux fibre optique, les réclamations sont résolues dans un délai de 48 heures dans 85 à 90 % des cas. Sur le réseau cuivre, pour le même délai de 48 heures, ce taux n’est que de 70 à 85 %.

La fibre optique est donc plus fiable que le cuivre, et même si une panne intervient, la connexion fibre est plus rapidement rétablie que la connexion cuivre.

Des obligations

Dans le cas particulier du réseau fibre optique Rosace, le contrat avec la Région Grand Est fixe des obligations spécifiques.

Rosace doit faire évoluer technologiquement le réseau, de façon à satisfaire les besoins des opérateurs télécoms et donc du client final et doit maintenir le réseau à un niveau de performance conforme à l’état de l’art.

Par ailleurs, en cas d’interruption de service, la société Rosace peut-être amenée à verser des pénalités aux opérateurs télécoms utilisateurs du réseau. Autant dire que tout est surveillé et pour longtemps. La société Rosace ne se contente pas de construire le réseau. Elle en assure aussi la maintenance pour une période de 30 ans.

Tout incident majeur ayant entraîné une interruption du service fourni doit par ailleurs faire l’objet d’une information de l’Autorité délégante par mail dans un délai de deux heures suivant le signalement de l’incident. Cette information se poursuit jusqu’à la remise en service complète du réseau et des services fournis.

A noter aussi qu’une maintenance préventive prévoit la visite au moins une fois tous les trois ans des chambres, pénétrations, réseaux d’égouts, galeries techniques et un rapport annuel doit être remis à la Région Grand Est. Il comprend notamment les travaux de maintenance préventive et curative ; la liste des travaux de modernisation ; les statistiques de disponibilité du réseau.

Publié le 19 juin 2017
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